"Le vent se lève" mardi 21 janvier notre sortie au katorza

Notre sortie au Katorza le mardi 28 janvier 2014 à 19h 35

Le vent se lève

réalisé par Hayao Miyazaki 2h 07

Le Vent se lève raconte la vie de Jiro qui rêve de voler et dessine de magnifiques avions. Jiro connaîtra le séisme de Kanto et l’entrée en guerre du Japona, l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle

« La complexité des sentiments fait de dernier film de Miyazaki un véritable chef-d’œuvre. Il devrait tous nous réconcilier avec ce cinéma, nous convaincre de sa totale modernité et de sa capacité à l’abstraction »

NOS COMMENTAIRES APRÈS LE FILM

Patricia
Une bien jolie séance pleine d ' esthétisme, sentiments , rêve.... 

Alain
Et moi je plane encore. De surcroit avec toutes les images des autres films de Miyazaki auquel celui-ci renvoie. Un des rares réalisateurs je trouve à nous faire entrer dans du rêve éveillé.
Elise
Mais dites-moi... pas plus de réactions que ça sur "Le vent se lève" ?
Oh, excusez-moi, je crois que je suis accro...

Anny 
Merci pour m'avoir permis de découvrir Miyazaki ! Il n'est jamais trop tard! Aujourd'hui justement j'ai mis en place une nouvelle BD enfant "Mon voisin Pocoro" à la médiathèque! comme quoi!
Dommage que Miyazaki se retire, je vois quand-même qu'il a débuté en 68, ça peut se comprendre, un repos bien mérité.

Alain
C'est pas très grave mais ça s'écrit Miyazaki et son prénom c'est Hayao.
A vrai dire j'avais un peu de mal à suivre les noms japonais des personnages hier..
Autre bd de Miyazaki un manga de science fiction : c'est "Nausicaa". Car il est d'abord auteur et dessinateur de bédés.
Un manga fleuve il y a à peu près8 livres (des bd). Il a réalisé le film après les premiers numéros. Son premier long-métrage de 1984 il me semble dans lequel déjà on a le thème de l'air, la dimension de la nature très puissante c'est une vision écologique. Et sa première collaboration avec son musicien génial Joe Hisaishi (qui a fait la musique du film d'hier aussi. "Nausicaa" aussi je trouve un film féministe. La plupart du temps les héros de Miyazaki sont des femmes. A l'exception peut-être de ce dernier film Le vent se lève André qui était là avec nous le passe ("Nausicaa"  vendredi au restaurant social sur l'île de Nantes à 13h30. Un grand réalisateur humaniste, dont le thème de l'ambivalence est profond. Dans la spiritualité animiste du shintoïsme, les mauvais esprits sont l'expression d'un trouble harmonique dans le contexte; Ils  peuvent changer s'il y a réparation et rééquilibre. Le mal en soi n'existe pas. 

Isabelle
= "Mon voisin Totoro"

Michèle
Le ciel est omniprésent chez Miyazaki ; voler c'est exister peut-être. C'est peut-être prendre le recul nécessaire pour vivre. Les rêves ( au propre comme au figuré) sont indispensables, ils nous permettent de voler. Voler ce n'est pas s'enfuir mais exister pleinement. Tout vole, les chapeaux, les toits, les feuilles des arbres, les baisers et les mots qui sont comme des relais.... une reconnaissance. Certes, l'accent a fait rire le public mais comme c'était émouvant ce vers, comme une antienne tout au long du film, prononcé dès la rencontre entre les deux amoureux. Il débute : " le vent se lève" ; elle finit " il faut tenter de vivre". Comme un lien qui les unira jusqu'au bout. Un signe du destin, elle atteinte de tuberculose et lui qui volera par pilote interposé, trop myope pour le faire. La nature inspire leur âme d'artiste, elle fige l'instant par des tableaux, lui le fait durer par ses plans sans arrêt modifiés.
Caprani lui dit : " dans les rêves, tout est permis mais les avions sont des rêves merveilleux, l'ingénieur que tu es peut les rendre réels".
C'est vrai que le monde est cruel, que la guerre est abjecte, que la nature peut devenir monstrueuse, que la maladie emporte trop rapidement les êtres aimés, que l'homme a cette capacité épouvantable de transformer le rêve en horrible cauchemar ; mais le rêve c'est aussi de construire un avion de papier pour l'envoyer à sa belle, c'est regarder les étoiles filantes, contempler les nuages, les arbres et les arrêtes de poisson. Le rêve se construit avec l'autre. La vie est un cadeau dont on doit se réjouir et il faut continuer à s'émerveiller.
Ce dernier film de Miyazaki s'adresse aux adultes et, curieusement, bien que très réaliste en apparence, je le trouve le plus fantasmagorique de ceux que j'ai vu. 
Ah oui, j'oubliais l'hommage à la littérature , la poésie. J'ai bien aimé le clin d'oeil à Thomas Mann avec le personnage de Castorp qui cite d'ailleurs, si mes souvenirs sont bons, " la montagne magique".
Bon, encore deux petites choses; je ne sais pas vous mais moi, j'ai pleuré. J'étais très émue.
Je ne sais pas vous mais j'ai bien râlé intérieurement d'avoir ces gens debout, affairés, me faisant louper le générique avec la traduction de la chanson et revoir certaines images qui sont somptueuses ; même celles du tremblement de terre... GRRRRR.. c'est rare au Katorza pourtant cette attitude qui m'insupporte et très étrange après les applaudissements !!
y'a quelque chose qui m'échappe...le vent continuait de souffler, douce brise que je voulais goûter encore et encore... 
Bon, c'est fini. C'est bien gentil tout ça mais ces séances me font rentrer tard et dormir peu   
Bonne nuit, faites de beaux rêves  


Martine 
Un film émouvant. Epoustouflant par la qualité du graphisme, plein de douceur, de poésie ! les tempêtes, les sinistres, les ravages de la guerre sont sublimés à travers le regard des amoureux.
Je me rallie au texte de Michèle : " La vie est un cadeau dont on doit se réjouir et il faut continuer à s'émerveiller". Myazaki, y contribue largement.
Difficile de se couper du film à la fin, effectivement. 

Michèle
Martine, même si je le pense, c'est ; je crois ; un des messages de Miyazaki l'humaniste et protecteur de la nature. Son film est tout en nuances, comme lui et nous. Si sombre et pessimiste mais en même temps léger et lumineux. Jiro c'est l'image de l'ambivalence et je crois que nous sommes tous ambivalents.  

Martine
Oui pour l"ambivalence. Et il nous faut de sacré paires de lunettes pour y voir + clair . Je pense au jeune héro (oublié son nom, damned) et à sa myopie. 

Alain
C'est surtout la situation qui est ambivalente (le contexte militaire, la concurrence des nations), et par voie de conséquence, l'avion, la technologie. Plus que le personnage qui est au contraire limpide. Partagé entre sa passion pour le vol et sa passion pour son amoureuse, encore que cette passion soit partagée par les deux dés leur rencontre, avec l'affirmation de l’élément aérien mais aussi bien de la machine qui se déplace (le train) qui amène au risque de tomber du train pour la petite Hanoko, quand elle rattrape son chapeau et plaisir . . dans l'élément du jeu ("bien joué " est leur formule je crois ?! Donc le jeu de la rencontre entre machine, homme, femme dans la dimension naturelle de l'air, de l'espace.
Je me demande bien quelle est la signification du fait qu'elle Hanoko peigne dans la nature : les deux composante de l'art de Miyazaki partagée entre et technique peut-être?  
Les catastrophes qui affectent ce couple, naturelles et humaines, sont mises sur le même plan. Peut-être que certains journalistes n'ont pas accepté.
L’ambivalence de la technique est aussi vieille que l'humanité, et cette humanité n'est pas séparable de l'outil. Au cinéma on a ça dans Frankenstein aussi bien que dans la célèbre métaphore de l'os, outil/arme préhistorique qui tourne et se transforme en vaisseau spatial dans "2001 Odyssée de l'espace". Mais je trouve la position de Miyazaki sur l'ambivalence très "sage", jamais morale ou accusatrice. . Il montre les conséquences terribles. J'aime bien ce regard apaisé, alors que  entre Tsunami tremblement de terre, bombe atomique, guerres et centrale atomique qui saute les japonais sont servis. Il préfère mettre en avant Castorp, ce personnage l'allemand progressiste voire rebelle au moment de la montagne (magique) plutôt que des nazis. 

Michèle
Je ne suis pas totalement d'accord avec toi Alain. Jiro est confronté à des situations exceptionnellement difficiles et compliquées mais il n'est pas limpide. En poursuivant son rêve il devient complexe, ambivalent ; il perd son rêve d'enfant; il perd l'enfance tout en voulant les sauvegarder. Il accepte le fait de construire des engins de guerre, des avions de destruction. Il le regrette ; tant sur le plan humain - car il a conscience que cela va générer la mort - que sur le plan strictement matériel ; il n'est cependant pas cynique en disant que c'est dommage que les armes alourdissent les avions qui voleront moins vite et que c'est un casse-tête pour lui... Il se laisse embringuer dans une sorte de fierté nationale; le Japon est arriéré. On le sait que l'ambivalence de la technique est aussi vieille que l'humanité, Miyazaki nous en parle une fois encore... Que sommes-nous capables d'accepter ?
Il nous montre, et Jiro l'incarne, que tout n'est pas noir ou blanc, limpide. Quoi que nous fassions de manière individuelle, et peut-être surtout en des périodes troublées, a des conséquences sur le collectif. Miyazaki est loin d'être manichéen, Jiro est humain; il fait comme il peut avec ses tiraillements car quand " le vent se lève, il faut tenter de vivre"....
Jiro est lucide, il louvoie en changeant constamment ses plans mais il est déterminé et coincé. Il concevra ce bel avion, emblème d'un Japon fort. Il réalisera ce rêve quitte à ce que l'engin participe à l'horreur qui changera le monde en général et le Japon en particulier ; mais en avait-il réellement conscience ? Etait-il visionnaire à ce point ? Je ne pense pas et c'est aussi en partie pour ça que je considère Jiro intéressant, ambivalent; adulte en proie aux doutes et errements tout en gardant son âme enfantine.
La passion est effectivement partagée entre Jiro et son amoureuse, le rêve de Jiro devient le sien. Le rêve se construit l'un avec l'autre. Elle lui demande de lui tenir la main, elle le dit " Ainsi, elle conçoit l'avion avec lui". Leur formule c'est bien celle-là " bien joué". Moments de grâce.
Miyazaki est sage en effet, je suis d'accord avec toi; il sait que nous ne sommes pas en mesure d'être radicaux et que la radicalité n'est pas forcément la solution la meilleure, de toute façon.
Pour ce qui est de Hanoko qui peint, je suis très simpliste. Elle peint parce qu'elle va mourir et veut laisser des traces d'elle-même. !!!! Elle peint parce que Miyazaki a vu le Japon se transformer, la nature a disparu en grande partie pour laisser place au béton et aux bagnoles. 

Anny
Comme quoi le naturel revient au galop! Mais c'est un côté positif ici... et merci pour toutes ces précisions!
Je vais rattraper mes lacunes (désolée d'avoir estropié le nom de Miyazaki..Hayao!)
Hélas je travaille vendredi sinon Nausicaa m'aurait intéressée!
Je ne sais si je me trompe mais l'ambiance Miyazaki me fait penser à Pierre Rabhi dont je lis actuellement "semeur d'espoirs"!livre riche d'entretiens avec lui sur divers sujets!
Mais je ne vais pas m'y mettre moi aussi.... 
 
Martine
Je corrige ambivalence, ce matin par complexité. Ce terme me convient mieux et élimine toute radicalité dans tous les domaines.
"bien joué" quelle jolie complicité amoureuse. 

Isabelle
  L'importance des songes...l'observation fine d'une arête de maquereau...le tabac qui relie et le dessin...la cérémonie de mariage...l'ingéniosité humaine...les croyances...les rencontres de différentes cultures:allemande/italienne/japonaise!
Le vent/le souffle/la vie et leurs forces
Que d'évocations...

Martine
Je rajouterais un magnifique rêve éveillé... Oui que c'est beau l'évocation du souffle ((la vie/la mort).

Alain
On pourrait rapprocher du point de vue du respect de la nature Rabhi et Miyazaky Sauf que Miyazaki est un cosmopolite entre ville et campagne, et qu'il travaille à l'articulation humain/nature. Et que chez Rabhi il n'y aucune pensée de l'ambivalence, ni de la situation de contradiction dans laquelle nous sommes et qui n'appelle selon moi que la recherche de compromis. Idem pour Colline Serreau (Le fait que le masculin soit chez elle le principe du mal contre le féminin rédempteur de la planète en est le cœur). Rabhi ne pense que la terre pas la ville or il se trouve que nous vivons principalement en ville; Et que donc nous devons aussi penser à partir de là (même s’il faut rééquilibrer notre rapport à la campagne). Mais il ne faut pas confondre le rapport humain/nature avec le rapport humain/campagne qui s'y superpose trop facilement dans nos esprits. Et s'il fallait suivre le rapprochement que tu proposes entre ces deux hommes je me sens plus proche de Miyazaki que de Rabhi. J'aime bien par exemple dans "Mon voisin Totoro" que ce soit un chercheur d'université qui vienne s'installer à la campagne dans une maison peuplée d'esprits (parce que sa femme est dans un sanatorium, ça ne te rappelle rien). Et que ce père scientifique des deux petites, ne s'oppose pas aux manifestations des esprits au contraire il les accueille mais en proposant une autre explication qui ne contredit pas l'animisme naturel des enfants : les "noireaudes" sont pour lui des phosphènes. La curiosité qu'elle soit enfantine ou scientifique ou bien dans un rapport de respect à la nature et aux esprits est ce qui faut valoriser pour lui avec une ouverture à ce qui est, que l'on ne comprend pas mais qui est là. Totoro est un principe d'harmonie, il est aussi le vent, dans sa douceur, sa puissance, il peut faire pousser, les graines, mais aussi bien se transformer en tempête. C'est la spiritualité ancestrale des japonais dont ils sont encore empreints. La nature et les forces (spirituelles) qui l'habitent, est à la fois terrible et bienveillante. Miyazaki propose à travers ces films une médiation sur cet "à la fois", que ce soit sur le plan des circonstances, de la nature ou des rapports humains. D'ailleurs les rapports humains ne sont pas séparable des rapports à la nature. C'est ce que l'on voit avec "Le vent se lève". Dès son titre et son ouverture aussi. Question à pas cher : qui se rappelle de la première image du film ?

Pour Michèle : Bien vu la belette matinale, je l'avais vu moins impliqué Jiro : par exemple sur les armes trop lourdes je pensais qu'il faisait le choix de ne pas les embarquer dans l'avion. en revanche je suis d'accord avec la signification de la phrase de Valery. Et que le vent est pour le coup montré avec toute son ambivalence suivant comment il tourne, et ce qui se lève.   

Tu dis ".../...Il (Miyazaki) sait que nous ne sommes pas en mesure d'être radicaux et que la radicalité n'est pas forcément la solution la meilleure, de toute façon. "
Je complète en disant que le vrai humanisme (le sien) est infiniment plus exigeant et radical que toute radicalité. C'est dans ce paradoxe qu'il nous fait entrer : Le vrai humanisme est ce qui prend en charge le paradoxe et la contradiction de notre existence. Cela demande un courage une attention, une foi, une patience, un accueil de soi et de l'autre et une humilité qui n'est pas de principe, mais qui se produit au contact de ce qui est par respect pour ce qui est. Je ne sais pas pourquoi la notion de Tatagata me vient à l'esprit, notion du bouddhisme qui dit l'être en tant qu'être. Et pour les japonais Shintoïsmes t bouddhisme sont indissociablement liés. A plusieurs endroits du film, on voit des petits autels ou marques de la spiritualité japonaise qui peuplent la nature, et qui rendent hommage à la singularité de chaque lieu.
La radicalité est la solution. Mais il y en a trois formes : la radicalité radicale de la révolte sans concessions. Et la radicalité qui recherche au contraire le consensus. Enfin la radicalité qui tient comme non opposée et qui cherche à articuler ces deux première forme de radicalité. Tout cela ne s'oppose qu'à : la mollesse, les habitudes, le consensus mou, la révolte facile, le coup de colère qui ne sert ensuite qu'à se soumettre davantage. Bref à la fuite devant ses responsabilités la fuite devant ce qui nous unit de fait aux choses. Je vois Jiro de cette façon, comme son contraire. J'ai trouvé que l'opposé aux brutes de son collège, ou de la rue qui malmène un enfant plus fragile trop facile, mais plus loin Miyazaki se rattrape et on voit ses même brutes adultes qui vont dans la même direction et participent aux choses. On a besoin du brut de décoffrage pour reprendre le motif des  « roughs » des esquisses du « Tableau » le film de J-F Laguionie, parce qu’heureusement tout n'est pas finis, et tout n'est pas lisse. On a besoin du rugueux, de ce qui résiste. On a besoin aussi de lui trouver et de lui proposer des bords. Le rugueux de l'autre fait écho au rugueux en soi. Proposer des bords communs. On a besoin de l'amour propre et de l'humilité qui lui succède, de L’érection et du retrait   
 
Michèle
Qu'ajouter ? Puisque je suis d'accord avec tes points de vue au sujet de Rhabi et Miyazaki quant au respect de la terre et au sujet de la radicalité et l'humanisme de Miyazaki.
J'aime ce film dans sa splendide noirceur pleine d'étoiles..

Martine
Je vois qu'on y retourne au consensus, à l'humilité....  




David :
 En préambule de mon commentaire, sachez que je ne connais de Miyazaki uniquement Porco Rosso...pardonnez ici mon manque de culture "Miyazakiste"...

Au-delà de la patte graphique très chatoyante pour la rétine et d'une agréable maîtrise de l'écriture ("Le vent se lève" dit en français...savoureux...), l'ensemble du film est particulièrement froid et surtout austère, voir ennuyeux pour ma part...

Par ailleurs, le manque de charisme des personnages, tous dénués d'humour, s'avère ici très préjudiciable et vient renforcer cet atmosphère assez sombre, sans compter la lenteur du récit...
Quand bien même l'œuvre s'adresse uniquement à un public adulte, n'eut t-il pas été bon de quelque peu égayer ce qui fait guise de révérence de ce Maître ?...
En sus de cela, les nombreuses métaphores de la vitesse des avions, soulevant un début d'euphorie des personnages alors à l'écran, pour finalement inexplicablement venir s'écraser, et les nombreux passages entre réalité et rêves, me sont difficile à expliquer (je rappelle que je ne connais pas ou très peu Miyazaki).

Toutefois, s'il est à mes yeux une qualité indéniable au film, c'est cette histoire d'amour, idyllique avec cette jeune et si aimante jeune femme retrouvée des années après, dans des circonstances dont la vie nous démontre qu'elle est magique. Sauf que tout à la fin, n'ayant pas compris sur le coup (merci Alain), qu'elle est décédée, je n'ai absolument pas compris pourquoi venir couper, et de manière si brutale, cette histoire presque parfaite (pas tout à fait quand même, j'y reviendrai)... il semble que Miyazaki, (à l'image du genre humain ?...), n'aime pas les belles et pures histoire d'amour, puisque déjà dans Porco Rosso, l'histoire entre Marco & Gina ne débutera jamais... Ici, le "héro" laisse sa belle crever seule dans la montagne, lui préférant ses avions...oui, l'humain m'est parfois bien étrange... Je passe outre le fait que bien qu'atteinte de la tuberculose je crois, il fume devant elle...mais bon, l'histoire est très belle malgré tout... pas parfaite, mais elle est si éprise de lui...

Après, je ne sais pas, est-ce à cet endroit un pan de sa propre histoire qu'Hayao nous conte ici ?...
Toujours est-il que sur la globalité du film, je suis clairement resté sur ma faim...et fin, donc... 

Alain
Le film malgré ses couleurs chatoyante est sombre, il montre les deux faces liées de la vie, comme souvent chez Miyazaki l'ambivalence de l’existence est fortement exprimée. Peut-être est-ce dans ce film qu'elle a le plus de puissance ?
Dans les autres films elle concerne à la fois le personnage et son entourage. Ici c'est surtout le personnage qui la porte (dans un contexte de catastrophes naturelles et de catastrophes politiques sociétales). Je reviendrai répondre aux autres objections intéressante de David.

Alain
Quizz : la phrase de Valery  « Le vent se lève » le titre du film" dans le film quel personnage la prononce en premier ? 

Une bonne critique: Presse
(Et une bonne critique des spectateurs à égalité )

Tarif : 3,6 pour tous ; 2 euros minima sociaux

Rendez-vous Devant le Katorza ou à l’intérieur si on se gèle les pieds ou s’il pleut.
Avec votre monnaie ça va plus vite.
Nota bene : sur les sorties au Katorza je n'ai pas la souplesse pour accepter des personnes sur la liste d'attente à la dernière heure (les habitués peuvent m'appeller sur mon portable). Sur mes autres sorties, pas de problème, je n'ai pas de caisse à faire. Merci de votre compréhension.

3 commentaires:

David V. a dit…

Salut Alain, ainsi qu'à toute et tous.

En préambule de mon commentaire, sachez que je ne connais de Miyazaki uniquement Porco Rosso...pardonnez ici mon manque de culture "Miyazakiste"...

Au-delà de la patte graphique très chatoyante pour la rétine et d'une agréable maîtrise de l'écriture ("Le vent se lève" dis en français...savoureux...), l'ensemble du film est particulièrement froid et surtout austère, voir ennuyeux pour ma part...

Par ailleurs, le manque de charisme des personnages, tous dénué d'humour, s'avère ici très préjudiciable et vient renforcer cet atmosphère assez sombre, sans compter la lenteur du récit...
Quand tant bien même l'œuvre s'adresse uniquement à un public adulte, n'eut t-il pas été bon de quelque peu égayer ce qui fait guise de révérence de ce Maître ?...
En sus de cela, les nombreuses métaphores de la vitesse des avions, soulevant un début d'euphorie des personnages alors à l'écran, pour finalement inexplicablement venir s'écraser, et les nombreux passages entre réalité et rêves, me sont difficile à expliqué (je rappel que je ne connais pas ou très peu Myazaki).

Toutefois, s'il est à mes yeux une qualité indéniable au film, c'est cette histoire d'Amour, idyllique avec cette jeune et si aimante jeune femme retrouver des années après, dans des circonstances dont la Vie nous démontre qu'elle est magique.
Sauf que tout à la fin, n'ayant pas compris sur le coup (merci Alain), qu'elle est décédé, je n'ai absolument pas compris pourquoi venir couper, et de manière si brutal, cette histoire presque parfaite (pas tout à fait quand même, j'y reviendrai)... il semble que Miyazaki, (à l'image du genre humain ?...), n'aime pas les belles et pures histoire d'Amour, puisque déjà dans Porco Rosso, l'histoire entre Marco & Gina ne débutera jamais...ici, le "héro" laisse sa belle crever seul dans la montagne, lui préférant ses avions...oui, l'humain m'est parfois bien étrange...
Je passe outre le fait que bien qu'atteinte de la tuberculose je crois, il fume devant elle...mais bon, l'histoire est très belle malgré tout...pas parfaite, mais elle est si éprise de lui...

Après, je ne sais pas, est-ce à cet endroit un pan de sa propre histoire qu'Hayao nous conte ici ?...

Toujours est-il que sur la globalité du film, je suis clairement rester sur ma faim...et fin, donc...

David V. a dit…

Alors mon bon Alain, j'attend ton nouveau commentaire avec impatiente...!

Anonyme a dit…

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Bharatpur Bird Sanctuary is world renowned because of its curious mixture of domestic and migratory birds.



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